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(A LIRE) Si vous pensez que les mêmes causes produisent les mêmes effets alors réagissez.

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30/05/2018

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Le principe de causalité (promu par Descartes … encore lui !) a longtemps été très étroitement associé à la question du déterminisme selon lequel dans les mêmes conditions, les mêmes causes produisent les mêmes effets. 

Cette simplification était acceptable, en Occident, jusqu’au milieu de 20eme siècle mais c’était en oubliant le hasard et la détermination / l’intention !

Même Einstein s’en est bien accommodé pour valider ses théories de la relativité et de l’espace-temps courbé, mais, ne serait-ce pas là le caillou (zone d’ombre actuelle pour les chercheurs) dans la chaussure de notre génie ? Et s’il y avait plusieurs espaces temps et que la vitesse de la lumière puisse être variable et dépassée ? Pour « affermir » ses formulations il a du se justifier … "C’est de la folie de penser qu’en faisant tout le temps la même chose vous pouvez obtenir des résultats différents." Mais la systémique, sans apporter pour l’instant de meilleures réponses au niveau de la relativité, a bousculé ces paradigmes en globalisant et favorisant les relations avec les environnements.

Paul Valéry avait entrouvert la porte : « Quand on dit que les mêmes causes produisent les mêmes effets, on ne dit rien. Car les mêmes causes ne se produisent jamais et d’ailleurs on ne peut jamais connaître toutes les causes ».

J’aimerais pousser le bouchon un peu plus loin !

Les plus grands génies (Galilée, Léonard de Vinci, Einstein, Pasteur, Flaubert, Rodin, Michel Ange, Hemmingway Jules Vernes, Beethoven, Spielberg, Agata Christie, Thomas Edison … et bien d’autres) ou hommes d’Etat (Churchill, JF Kennedy  …) étaient dyslexiques car ils globalisaient, « phonétisaient » ; leurs hypersensibilités scientifiques, philosophiques, stratégiques et artistiques, associées à une hyperactivité chronique leur permettait de sortir des sentiers battus et d’inventer, innover. Pour eux la relation de cause à effet devait faire appel aux probabilités globales. 

Je vois quelques haussements d’épaules sur le terme global amenant à penser à la lecture globale introduite par des polytechniciens et qui fut un échec ! Oui, l’idée était pourtant recevable mais aurait demandé une plus grande préparation, implication et formation des professeurs ! Je me souviens de professeurs d’Universités qui n’avaient pas compris leur sujet …. Ils n’enseignaient pas … ils « rendaient » … ça n’était pas terrible pour la transmission ?  

La lecture globale n’a pas été inventée par les systémiciens ; les hiéroglyphes égyptiens, mayas … représentent une lettre, un chiffre, une syllabe, un groupe de lettres qui assemblés auront une signification différente selon le contexte / l’environnement … ils étaient obligés de lire global ! 

Le regard global remet en cause le principe de causalité et le déterminisme introduisant les notions de risques (hasard) dans l’environnement acteur, impliquant des probabilités d’occurrences et des décisions de rétroactions déterminantes.

Par exemple vous (homme célibataire) en voiture vous faites percuter violemment par la gauche par elle (femme célibataire). Après désincarcération vous êtes transféré à l’hôpital pour de nombreuses fractures :

-      Première situation : vous considérez que cette dame avait l’intention de vous émietter ou qu’elle n’avait pas la capacité de conduire (« Ahhhh les femmes au volant ! …) ». Deux jours plus tard elle se présente à l’hôpital avec l’intention de vous demander de l’excuser ; elle n’a pas franchi la porte de votre chambre que vous lui ordonnez violemment de sortir lui montrant votre poing encore valide. Et vous la haïrez à vie, à chaque retour de douleur.

-      Deuxième scenario : vous jugez que bien évidemment c’est un accident et que la dame n’avait aucune mauvaise intention mais peut-être une excuse recevable. Deux jours plus tard elle se présente à l’hôpital avec un air tout penaud ; elle vous demande de bien vouloir l’excuser et vous explique la raison de son erreur. Quelques secondes avant de vous rencontrer elle avait évité d’écraser un jeune enfant qui avait échappé à la main de sa maman. La discussion continue, vous faites connaissance. Plus tard, vous vous reverrez et même, à la question « que pourrais-je faire pour me faire pardonner » vous lui répondez … « m’épouser ! ».

Dans les deux cas la cause visible était la faute de conduite de la dame, l’effet primaire était les multiples fractures du monsieur, mais c’est l’intention partagée qui donnait la différence globale d’effet, ici l’opposition émotionnelle. C’est donc la cohérence d’intention qui fait la différence d’effet global.

Par exemple suite aux grèves SNCF et AF, le gouvernement va-t-il donner 35 milliards à AF ? Quelles sont les intentions ?

L’exemple ci-dessus met aussi en exergue le fait que le temps n’est jamais figé ? Le futur sera ce qu’on en fera (donc essentiellement variable, modulable, fabricable), le présent  est éphémère et même n’existe qu’en tant que trait d’union entre le passé et le futur, le passé, comme nous venons de le voir, peut varier selon l’angle de regard, selon des évènements postérieurs … le temps est essentiellement indéterminé.

Dans les religions et philosophies orientales ayant adopté le concept de renaissance (parfois nommée réincarnation, résurrection ou transmigration), tout acte induit des effets qui sont censés se répercuter sur les différentes vies d'un individu, formant ainsi sa destinée. Chaque être y est responsable de son karma (de ses actes intentionnels), et donc des conséquences. La relation de cause à effet n’est pas attachée aux faits mais aux intentions

Ces oppositions culturelles nous engagent à penser qu’il ne faut négliger ni le déterminisme ni la détermination et la sagesse porte à se protéger au mieux du hasard par des analyses de risques trop souvent négligées.

Il ne faut jamais s’arrêter aux faits visibles ou suggérés, il faut les mettre en doute et envisager les situations possibles et leur probabilité.

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