De l’ESME à la gestion des données en passant par de grands chantiers : l’odyssée de Richard Itzkowitch
De l’ESME à la gestion des données en passant par de grands chantiers : l’odyssée de Richard Itzkowitch

Ingénieur par filiation, manager par vocation, Richard Itzkowitch (2001) raconte son parcours atypique : de ses débuts à l’ESME aux responsabilités régionales chez VINCI Énergies, en passant par l’importance de la débrouillardise, des rencontres et de la curiosité.
Richard, en entrant à l’ESME, aviez-vous une idée de ce que vous vouliez faire ?
Honnêtement ? Pas vraiment. Une tante, prof de maths au lycée Pasteur à Neuilly-sur-Seine, m’avait conseillé plusieurs écoles, dont l’ESME. Ce n’était pas mon premier choix. J’avais tenté un an à l’Estaca mais je me suis vite senti hors sujet car l’école était beaucoup trop spécialisée pour moi en automobile et aéronautique.
« L’ESME représentait pour moi un chemin sûr, même si je n’avais pas de vocation précise au départ. »
Donc, c’était un choix de raison plus que de passion ?
Exactement. Je me suis dit : « au moins, j’aurai un bon job derrière, il y a toujours des débouchés pour les ingénieurs ». Même si je ne savais pas exactement quoi faire, l’important était de garder la possibilité de découvrir ma voie ensuite. Et puis, j’avais une vraie admiration pour mon père, ingénieur : ça m’a donné envie de suivre son chemin.
Et une fois le diplôme en poche ?
J’ai choisi le génie électrique et visé un rôle de responsable d’affaires. Ce n’était pas un amour de la technique pure, mais je savais que ce métier me permettrait de combiner relation humaine et gestion d’affaires. À l’école, j’avais déjà créé et animé le club de karting, organisé des courses et convaincu le directeur de financer notre participation aux 24 heures de l’ESSEC. Cela m’a mis en contact avec des dirigeants et m’a permis de voir concrètement comment les projets se montent et se vendent.
«La débrouillardise comme maître mot !»
Vous parlez de débrouillardise, c’est ça l’esprit « Sussu » ?
Oui ! Être malin, savoir chercher les bonnes informations, préparer ses TP ou ses rendez-vous, anticiper. Et surtout : travailler en équipe. L’ESME t’apprend très vite à collaborer, à répartir les tâches et à planifier, ce qui est essentiel en entreprise. À l’ESME, tu apprends à être débrouillard… et ça sert tous les jours. Et bien sûr, tu apprends à apprendre ce qui est fondamental pour un ingénieur qui aura à se former tout au long de sa carrière.
Puis arrive votre premier poste chez VINCI...
Absolument. Responsable d’affaires, mais avec une mission originale : créer une offre en téléphonie facturée à la consommation pour les entreprises (les prémices du mode de consommation as a Service), un peu comme ce que notre principal concurrent lançait alors. Je m’occupais du positionnement, du pricing, et même de petites checklists Excel pour aider les responsables d’affaires et commerciaux à chiffrer. C’était du marketing pratique et du support terrain : on allait ensemble vendre l’offre, on testait ce qui marchait ou pas. Rapidement, j’ai encadré des responsables d’affaires et pris des responsabilités managériales.
Et ça vous a plu ?
Oui, beaucoup. Voir un projet naître, convaincre un client, ajuster les offres et les réaliser, ça m’a passionné. Et c’est là que j’ai compris que ce que j’aimais le plus, c’était la combinaison de l’humain et de pouvoir concrètement agir et participer à l’élaboration de la stratégie de nos entreprises. Ensuite, j’ai été envoyé sur de beaux chantiers pour découvrir d’autres métiers du groupe : gros camions, rénovation de routes, de parkings et la rénovation des voiries souterraines des Halles à Paris… Ce n’était pas du tout ce que je faisais avant dans des grands sièges d’entreprises Parisiennes mais mes patrons m’ont à nouveau fait confiance, ça m’a énormément appris sur le terrain et j’ai pu découvrir d’autres équipes expertes elles aussi dans leurs domaines.
Comment avez-vous appréhendé le travail avec les équipes dans leur diversité ?
Chaque entreprise avait son histoire et un positionnement marketing très précis mais des valeurs partagées entre elles. Chaque mission était un nouvel apprentissage d’expertises techniques : d’une part chez Axians la marque des technologies de l’information et de communication du groupe (réseaux d’entreprise, cloud et datacenter, data analytics, cybersécurité, digital workspace, audiovisuel), d’autre part dans des entreprises d’infrastructures avec des travaux électrique de courant fort et courant faible. Chaque nouvelle expérience au fil des années m’a fait découvrir un peu plus les métiers et les collaborateurs du groupe. C’était aussi une découverte de la France : Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Marseille, Grenoble, Lyon, Orléans, Tours, Le Mans, Poitiers… et pas seulement Paris. Ce que j’ai aimé par-dessus tout, ce sont les rencontres et la diversité des profils et des compétences.
Revenons un moment sur votre passage à l’ESME. Qu’est-ce que l’école vous a vraiment apporté ?
La débrouillardise et l’endurance, la persévérance et la curiosité. Les TP, les labos, le travail en trinôme… ça prépare à tout. Quand tu arrives en entreprise, même un dossier difficile ou un projet complexe ne te fait plus peur. L’école t’endurcit et t’apprend à anticiper, préparer et collaborer.
« Même ce que vous n’aimez pas aujourd’hui peut finalement vous plaire demain ».
Avec le recul, quel conseil aimeriez-vous donner à ceux qui vous succèdent sur les bancs de l’Ecole ?
J’ai envie de dire aux étudiants : ouvrez-vous le plus tôt possible ! Faites des stages, découvrez les entreprises, testez différents métiers. La curiosité et l’expérience terrain sont essentielles pour choisir sa voie et savoir où l’on veut travailler. Et paradoxalement même ce que vous n’aimez pas aujourd’hui peut finalement vous plaire demain. En 5 ans vous allez changer et vos goûts aussi peuvent évoluer.
Et maintenant, comment voyez-vous l’avenir, qu’attendez-vous de ce qu’il y a devant ?
VINCI Energies propose tellement de possibilités, j’ai toujours envie d’apprendre et je garde cette même curiosité… Je suis sûr que je vais encore découvrir de nouveaux métiers, de nouvelles équipes et peut-être même de nouvelles régions. C’est ce qui rend ce groupe fascinant : la diversité des activités et des équipes.

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